Chansons bretonnes sur imprimés populaires
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Auteur : Malmanche (Tanguy)

Référence : A-00548
Nom : MALMANCHE
Prénom : Tanguy
Variantes de nom : Goaldeod, Malemanche (Tanneguy Charles François)

Liste des chants recensés pour cet auteur : (2 chants)

Notice du catalogue Ollivier

Malmanche (Tanguy), né à Saint-Orner (Pas-de-Calais) le 7 septembre 1875. Son père était commissaire de la Marine. Sa famille étant revenue habiter Brest, l’enfant fit ses études au lycée de cette ville. Il passait ses vacances au manoir du Rest que ses parents possédaient au village de Locmaria, en Plabennec. Tout auprès du manoir se trouvait un moulin que tenait le ménage Coant : l’enfant aimait à s’y rendre chaque jour, attiré par Marie Rous, — nom de jeune fille de la femme Coant, — qui savait de si belles histoires et dont le répertoire était inépui-sable. « Par elle, a-t-il écrit, j’ai connu les gens de sa race, leur philosophie candide et profonde. Par elle, j’ai touché du doigt le coeur des hommes et l’âme des jeunes filles. » Ces impressions d’enfance ont laissé une trace profonde sur l’esprit de M. Malmanche et clans les pièces dramatiques qu’il écrira plus tard.
Ses études secondaires terminées, il devint étudiant à Rennes, puis il alla se fixer à Paris.
C’est dans l’Hermine, revue fondée à Rennes en 1889 par le poète L. Tiercelin, que M. Malmanche fit paraître ses premières poésies bretonnes (octobre, décembre 1898, juillet 1901, février 1904). De septembre à décembre 1900, la même revue publia de lui, avec trad. franç. en regard, Marvaill ann Enc Naounek (Le Conte de 1’Ame qui a faim), conte dramatique en deux veillées, en vers libres. Le jour de la Toussaint 1901, le conte fut représenté au manoir du Rest : Tanguy Malmanche tenait le rôle de Jean Marec, Marie Rous celui de la Mère, et Urien Coant celui de L’Ancou.
En 1903, M. Malmanche fonda la revue mensuelle bretonne, Spered ar Vro (Paris, 4, rue Léopold Robert) : la revue n’eut que 4 numéros, d’août à novembre. Dans les deux premiers nos on trouve quelques poésies bretonnes signées du nom du directeur. Peu de mois après parut en volume Marvaill ann Ene Naounek (Paris, Éditions de « Spered ar Vro » 4, rue Léopold-Robert, 1904; in-8°, 60 p.). La pièce fut jouée à Paris, le lundi de Pâques 1905 (24 avril) sur la scène de l’Athénée Saint-Germain. Elle obtint un gros succès. M. G. Esnault a rappelé dans Buhez Breiz (novembre 1924) ses souvenirs de la représentation dont il avait été le promoteur et à laquelle il prit une part active en jouant le rôle de Jean Marec.
Sous les auspices de la Société « La Bretagne », en 1904-1905, M. Malmanche professa un Cours pratique de langue bretonne. Un résumé de ce cours parut en 1907 sous le titre : Le Memento du Bretonnant... par Tanguy Malmanche, Ancien Élève de l’École pratique des Hautes-Études (Paris, Secrétariat de la Société « a Bretagne » 40, rue du Cherche-Midi; G. Beauchesne, 117, rue de Rennes, s. d.; in-8°, 77 p.).
A Courbevoie (Kromhent), où il est venu habiter, comme « mestr-gof », il imprima lui-même, du 7 septembre 1922 au 5 janvier 1923, Gurvan ar marc’hek estran jour, mystère en trois journées et une éternité. L’ouvrage ne fut tiré qu’à 50 exemplaires et porte le nom de « Ad. Le Goaziou, leorier e Kemper » sur la couverture et la page de titre (in-12, 150 p.). C’est sans doute dans les mêmes conditions que fut imprimé le volume paru chez Perrin, à Paris en 1926: La vie de Saulaün qu’ils nommèrent Le Fou, suivi du Conte de l’âme qui a faim (in-12, LXIV - 236 p.), puisqu’on lit à la p. 236 la mention : Imprimerie de Spered ar Vro à Courbevoie. Les deux pièces qui composent ce volume sont en version française seulement. Il y a lieu de faire remarquer que la traduction du Conte est une transformation du texte paru précédemment en 1900 et 1904.
La Revue Gwalarn, dans son n° double de septembre-octobre 1931 a publié le texte breton de Ar Baganiz, pièce en trois actes, en vers, dont la version française avait été jouée, avec succès, plusieurs fois, à Paris, au Théâtre de l’Œuvre au milieu du mois d’avril de la même année.
M. Malmanche a encore en réserve une autre pièce An Intanvez Arzur (La veuve Arzur).
Ainsi qu’on vient de le voir, M. Malmanche est surtout un auteur dramatique. Le n° 559 est, je crois, la seule chanson qu’il a publiée.
Sur son œuvre dramatique consulter : P. Dottin, Le théâtre breton contemporain (Revue de France, 15 août 1924, art. reproduit dans Butiez Breiz, novembre 1924); — Henri Gouhier, Un matin chez Tanguy Malmanche, suivi d’un extrait de l’acte II des Païens (Rev. des Jeunes, 10-25 décembre 1926); — Ch. Chassé, Tanguy Malmanche et Bernard Shaw (La Dépêche de Brest, 18 et 26 mai 1927); — Ch. Le Goffic, Tanguy Malmanche et le théâtre celtique (Echo de Paris, 13 avril 1931); — Ch. Chassé, Une première bretonne à Paris (La Dépêche de Brest, 22 avril 1931); — René Petiet, Les Païens, compte rendu (La Bretagne à Paris, 25 avril 1931); — R. Ménoret, Les étapes léonardes de Tanguy Malmanche (L’ Ouest-Eclair, édition de Brest, 19 juin 1937); — Tanguy Malmanche, Le miracle de Saint Salaün (La Dépêche de Brest, ter août 1937); — Tanguy Malmanche, La Vie de Salaiin qu’ils nommèrent Le Fou... Introduction.
[Ollivier, La chanson populaire bretonne sur Feuilles Volantes, p. 330-332.]

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