Kanouennoù eus Breizh moullet evit ar bobl
Dataeg follennoù distag
Distro d’an enklask

Oberour : Testard (Jean-Michel)

Dave : A-00709
Anv : TESTARD
Anv bihan : Jean-Michel

Roll ar c’hanaouennoù evit an oberour-mañ : (1 kan)

Notennig katalog Ollivier

Testard (Jean-Michel) (1), sieur de La Roche, négociant au Passage Saint-Jean, en Plougastel-Daoulas.
J.-M. Testard avait réputation de celtisant. A diverses reprises, sous la Révolution, les administrateurs du département et du district de Landerneau le chargèrent de traduire en breton des documents officiels. Dans un arrêté du Conseil général du Finistère, en date du 29 juin 1793, nous lisons : « Il sera fait une adresse bretonne aux citoyens du Finistère. Le citoyen Testard, négociant, demeurant au Passage de Plougastel, connu par son civisme et ses talents, sera invité de se charger de cette composition. »
« J.-M. Testard fut député de sa paroisse à l’assemblée de la sénéchaussée à Quimper, en avril 1789, député du canton de Plougastel aux assemblées électorales du département et du district de Landerneau en 1791 et 1792. » (2)
De Kerdanet indique que Testard est mort au Passage de Plougastel en 1794, à l’âge de 82 ans.
Testard, écrit de Kerdanet, « avait traduit plusieurs odes d’Horace en vers bretons »; « on connaît, en Basse-Bretagne, sa chanson du Maréchal ferrant » (c’est le n° 324 du Catalogue), dont il cite le premier couplet.
Si M. Savina nous a donné des renseignements sur Testard, dans sa communication à la Société Archéologique du Finistère sur « La Tour d’Auvergne amateur de chansons bretonnes », c’est parce qu’en compulsant aux Archives Nationales un dossier provenant du tribunal révolutionnaire de Brest, il y a trouvé une lettre de La Tour d’Auvergne où il est question de Testard, accompagnée de la copie de deux chansons faites par Testard. Voici le passage de cette lettre adressée à Malescot de Kerengoué, avocat à Morlaix, e du château de la Haye, le 14 mars 1791 » :
« ... Voulant reconnaître le cadeau que M. du Timeur m’a remis de votre part d’une chanson bretonne de M. Testard, il m’a fallu aller à Carhaix y prendre celles du même auteur que j’ai transcrites ici et qui vous feront le plus grand plaisir si vous ne les connaissez pas déjà. » Les deux chansons transcrites sont : Bal breton (Ne meus guet gallet réusi Ar merc’het zo deut d’am pedi...); Chanson (Biron en doa hoant dançal A da Zestain roï ar bal...). Cette dernière chanson ne nous était pas inconnue : Lédan l’a transcrite dans ses Manuscrits, I, p. 226-228 (Bibi. Mun. Morlaix); G. Milin l’a publiée dans le Bulletin de la Société Académique de Brest (t. IV, années 1864-1865, p. 115-117). Je l’ai trouvée également dans la Coll. VT., manuscrite — récriture et le papier datent du début du XIXe siècle — et au verso du feuillet est transcrite la chanson française dont le texte breton n’est que la traduction presque mot pour mot.

(1) De Kerdanet, Notices chronologiques..., p. 393, lui donne comme prénoms : Paul-Étienne-Jean.

(2) Bulletin de la Soc. archéol. du Fin., 1935, p. 62-63 : article de M. Savina cité plus bas.
[Ollivier, La chanson populaire bretonne sur Feuilles Volantes, p. 349-350.]

Distro d’an enklask
Darempred Pajenn Facebook
krec’h pajenn