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Auteur : Clec’h (François-Marie)

Référence : A-00111
Nom : CLECH
Prénom : François-Marie
Variantes de nom : Ar Person Sorcer, Barz Rungolven, Klec’h bihan, Le Glaneur celtomane
Métier : Abbé

Liste des chants pour cet auteur : (9 chants)

Affichage : Titre breton (normalisé) Titre français (normalisé)

Notice du catalogue Ollivier

Clech (abbé François-Marie), né à Saint-Melaine de Morlaix, le 2 janvier 1788, de maître Jean-François Clech, notaire royal (1), et de Marie-Jeanne Landouer.
Au Grand Séminaire, — où il fut le condisciple et l’ami du futur évêque de Quimper, Mgr Graveran, « an Eskop gwenn ainsi nommé à cause de sa belle chevelure blanche (v. n° 641), — il obtint le grand prix de morale. Ordonné prêtre le 22 février 1812, il fut successivement vicaire à Quimperlé (où son premier sermon sur ce texte Capis hoc fit sensation), à Saint-Mathieu de Quimper, à Plouigneau, à Lanmeur. Le 22 avril 1842, il est nommé recteur tic Plougasnou. Il démissionne le 19 mai 1847 et entre le 19 octobre suivant à la maison Saint-Joseph, à Saint-Pol-de-Léon (maison destinée aux prêtres âgés et infirmes). Il en sort puis y rentre le 29 mars 1870, après diverses péripéties (2). Il y meurt le 7 février 1872, âgé de 84 ans.
L. Le Guennec nous apprend qu’à Plougasnou on parlait encore en 1906 avec une espèce de vénération craintive de Clech-Bihan, le recteur sorcier.
L’abbé Clech a collaboré, en 1842 et 1843, à l’Echo de Morlaix sous le pseudonyme du Glaneur Cellomane. Dans Bleuniou Breiz (Th. Clairet, Quimperlé, Ire édit. 1862 ; 2e édit. 1888), se trouve un fragment d’un long poème de lui sur la bataille d’Auray, dont le ms. complet se trouve actuellement entre les mains de Jaffrennou. — V. n°s 794 A-D, 795 (tous les textes), 849, 924.

(1) P. Levot (Biographie bretonne, II, 212) a donné la biographie du père de l’abbé Clech, qu’il fait suivre du résumé du système par lequel Jean-François Clech prétendait expliquer la constitution de toutes les langues. Cambry (Voyage dans le Finistère, édit. de Fréminville, p. 102-109) a exposé plus longuement ce système; G. Le Jean (La Bretagne, son histoire et ses historiens, p. 293-296) l’a plus succinc¬tement exposé, et combattu.
Lédan I nous a conservé une longue gwerz de 54 c. de 4 v. de 12 p., Reflexionou var sujet Doue hac an Den (Mss, IV, 277-300), composée par « lec’h noter e Plougasnou », à la suite de laquelle se trouvent quelques « observationou var ar Guerz amâ diarauc » du même Clec’h.

(2) C’est vraisemblablement durant ces « diverses péripéties » — l’expression est de l’abbé Kerné, Saint-Joseph..., p. 335 — que l’abbé Clech fut « aumônier des Dames hospitalières A Saint-Pol-de-Léon » (P. Levot, Biogr. bret., II, 212). Levot, en donnant cette indication, ne nous fournit pas de date de nomination. mais comme il écrit : aujourd’hui aumônier... r, et que son volume parut en 1857 — ou peut-être en 1856 si les diverses parties ont été publiées par livraisons —on peut supposer que l’abbé Clech exerça ces fonctions entre 1855 et 1857.
[Ollivier, La chanson populaire bretonne sur Feuilles Volantes, p. 274-275.]

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